



La conception du projet découle d’une prise en compte des caractéristiques de son environnement.
La configuration de la parcelle a guidée l’orientation du projet dans son environnement naturel. En effet, le soleil et les vents doivent être maîtrisés pour obtenir une cohérence climatique.
La façade nord est conçue en deux parties : l’une plutôt fermée et percée avec parcimonie pour faire face au mistral et l’autre permettant les accès, est prévue en retrait pour mettre à l’abri les espaces de circulation.
La façade sud devient propice à une composition de volumes et des terrasses qui mettent en scène la vie de la crèche et du centre social. Cette orientation impose une maîtrise de l’ensoleillement qui est obtenue par une grande toiture en brise-soleil. Celle-ci chapeaute et protège par son envergure et la finesse de ses jeux de lumière des extérieurs praticables, alors que le bâtiment reste plus en retrait à l’ombre. En revanche, le soleil d’hiver dont l’incidence des rayons est plus basse, baignera le bâtiment en profondeur.
Les contraintes liées à la topographie, avec ses pentes, ses allées, ses escaliers, devaient être exploitées.
Par volonté d’intégration, elles devaient trouver leur expression dans le projet. Les jeux de volumes du projet seront mis en valeur par les grands gestes unificateurs imposés comme le plan de référence visuel et les alignements des façades sur les deux mails.
Tout d’abord, le bâtiment possède ses entrées à proximité du mail de l’escalier. Bien que la façade sud sur le boulevard reste une façade vivante et de représentation, les publics arrivant du boulevard sont invités à contourner le bâtiment pour rejoindre l’axe du mail de l’escalier, axe majeur qui brave la topographie et dont les aménagements connectent déjà le « village » / le mail / l’escalier / le belvédère / le Parc du Canal / La Savine haute.
Fort de cette urbanité existante, les accès piétons au centre social et à la crèche s’étagent en écho avec le site. Ils permettent aux tout petits d’entrer dans la crèche en rez-de-chaussée, et aux autres visiteurs d’emprunter les escaliers extérieurs ou les ascenseurs pour se rendre aux deux niveaux supérieurs dédiés au centre social. Cette circulation verticale retrouve sur le toit une connexion avec le belvédère parle biais d’une passerelle.
Les espaces publics environnants ont inspiré aux zones d’accueil et d’entrée leur caractère déambulatoire,fluide et ouvert.
Le bâtiment se connecte ainsi aux circulations existantes et en crée de nouvelles pendant les heuresd’ouverture et en cas de besoin. Par exemple, la salle polyvalente et le foyer du dernier étage pourrontêtre accessibles occasionnellement depuis le belvédère sans que le reste du bâtiment ne soit ouvert.
Le projet est ambivalent, pluriel car il s’inspire de cette topographie en restaures alors que la grande toiture plate et unificatrice affirme le plan de référence visuel imposé.
Depuis le belvédère, la toiture offre une continuité verte grâce à la vue sur de vastes surfaces végétalisées.
Depuis le Boulevard de la Savine, la toiture unifiée sous un même plan toute la diversité des espaces proposés en façade sud témoignant de l’activité du centre social. Un large bandeau ceinture l’arête haute du bâtiment tandis que le plan de référence visuel est assuré en filigrane par un dispositif d’ombrières projetant sur les volumes leurs subtils jeux d’ombre et de lumière.